Les fiches de cours

 Cet article a été publié sur le site Studyrama.com

Voici un article qui vous présente des idées pour optimiser vos fiches de cours et donc réviser éfficacement !

Élaborer les fiches

Le maître-mot : vous connaître

Aimez-vous les couleurs ou êtes-vous plutôt style monochrome ? Vous ne pouvez pas espérer être efficace dans vos fiches si vous ne vous posez pas ce genre de questions.

Les couleurs ou pas

Selon la mémoire visuelle que vous avez, il peut être intéressant ou bien a contrario contreproductif d’utiliser de nombreuses couleurs sur vos fiches. L’idée générale est que le visuel est un aspect parmi d’autres de la mémoire. La façon dont vous présentez vos fiches peut donc avoir un impact. Réfléchissez ainsi, selon vos goûts, à la façon :

  • d’encadrer ou pas certains résultats ;
  • d’écrire en suivant scrupuleusement les lignes ou au contraire plus en mindmapping ;
  • d’utiliser des fiches cartonnées ou papier, petit ou grand format. Il m’est arrivé d’utiliser des fiches A2 pour certaines travaux ! Soyez inventif et ne vous normez pas trop ; ce qui plaît à votre esprit est bon pour vous ;
  • d’utiliser le collage, les images ludiques, ou pas ;
  • de coller une figure à côté de chaque résultat, si toutefois vous savez quelle figure utiliser.

Une remarque : il semble toujours beaucoup plus efficace d’utiliser des fiches manuscrites plutôt que des fiches tapées à l’ordinateur, d’abord parce que c’est difficile de taper des maths correctement dans un logiciel (si vous y tenez vraiment, allez voir TeXmacs, il est libre), ensuite parce que si vous passez par le clavier, vous perdez une partie de la mémoire proprioceptive. Toutefois, des fiches toutes faites sur un livre acheté ou sur un site internet peuvent présenter l’avantage d’une belle présentation. Mais il faudra vraisemblablement les annoter de votre patte pour en augmenter l’efficacité.

Objectif ou subjectif

La question est : quels résultats importants allez-vous mettre en valeur plus que les autres ? À quoi vous fiez-vous pour savoir si un résultat est plus important qu’un autre ? Là encore, plusieurs pistes selon votre tournure d’esprit :

  • demandez à un aîné ou un enseignant ;
  • fiez-vous à la façon dont votre cours insiste plus ou moins sur tel ou tel résultat ;
  • ou bien écoutez vous vous-mêmes : tel résultat, vous l’oubliez souvent ? Pourquoi ne pas lui donner une page entière dans ce cas ? Ou pourquoi pas l’écrire plusieurs fois ?

En gros, vous pouvez, pour déterminer quoi mettre en valeur, suivre un critère objectif (le cours, quelqu’un de calé) ou un critère subjectif (« j’aime ce résultat, je l’écris en gros » : pour introduire du plaisir dans vos fiches, ou au contraire, « je n’aime pas ces résultats, je les écris en gros » : pour les apprivoiser).

Blabla ou pas

On sait tout que certains d’entre nous sont plus silencieux, tandis que d’autres éprouvent le besoin de dire tout. Inutile de mettre des commentaires partout sur vos fiches si ça vous ennuie. Ouvrez une encyclopédie : squizzez-vous systématiquement les textes ? Focalisez-vous uniquement sur les titres ? Ou bien avalez-vous tous les paragraphes l’un après l’autre ? Cela peut vous aider à savoir si vous devez :

  • écrire un petit mot ou pas en haut de chaque fiche ;
  • écrire une phrase sous chaque formule pour expliquer quand elle peut servir ;
  • écrire un mot personnel, parfois, dans vos fiches, du style « cette formule m’a été utile dans le devoir de telle date où je n’avais réussi que cet exercice » ;
  • écrire ou pas un exemple sous chaque formule ;

L’idée est donc toujours de replonger votre mémoire en situation, quand c’est nécessaire. Un petit mot peut vous y aider, ou pas.

Les fiches à chaud ou les fiches à froid

Évidemment, si vous lisez ce post pendant vos révisions, il est sans doute trop tard, mais pensez-y pour les prochaines années : les fiches à chaud sont plus efficaces. En effet, le temps passé à rédiger des fiches au fur et à mesure du déroulement du programme tout au long de l’année vous aide, car en relisant plus tard la fiche une partie de votre cerveau glane certains souvenirs du moment où elle a été écrite, ça vous plonge plus facilement dans le bain.

Fiches de cours ou fiches d’exercices

Les fiches de cours, cela va de soi. Mais on parle moins des fiches d’exercices. Or, il existe, dans chaque chapitre, de nombreux exercices-type. Il est utile de les classer et de faire une fiche pour chaque type d’exercice. Exemples :

  • exercices d’analyse où l’on utilise une fonction (ou suite) auxiliaire ;
  • exercices de complexes où l’on parle de triangles ;
  • exercices où survient de manière inattendue une équation du second degré ;
  • etc, les exemples ne manquent pas.

Vous n’êtes pas obligé de classer les exercices-type selon des critères techniques. Vous pouvez aussi vous faire une ficher regroupant les 5 exercices qui vous ont le plus plu. Le principe de plaisir procure un atout indéniable à votre travail.

Fiches de problèmes

Les exercices traités en classe issus de sujets d’examen offrent cette idée, qu’il faut exploiter, d’un enchaînement de questions. Prenez donc quelques problèmes que vous avez traités, et, en utilisant des flèches ou des phrases, indiquez comment les questions s’enchaînent. La question 1b) peut se déduire directement de la 1a), la 2 peut être indépendante du reste, la 4a) peut utiliser la 1c) et la 2, etc.

Le fait de regarder régulièrement ces fiches de problèmes vous aidera à garder à l’esprit cette idée de toujours penser à la structure d’un problème. Cela peut donner des clés pour résoudre des questions difficiles ou pour savoir s’il faut utiliser tel résultat ou pas.

Utiliser les fiches

Le maître-mot : varier les plaisirs

Le melting pot pour réviser

Par cet anglicisme, je veux parler d’une façon de mélanger les fiches : brassez toutes vos fiches, et récitez-vous les formules dans l’ordre où le mélange vous mène. Cela oblige votre cerveau à passer d’un chapitre à l’autre et à réactiver rapidement les connaissances. Vous pouvez aussi :

  • tirer au dé la page qui vous allez réviser après ;
  • travailler sur toutes les formules qui sont en haut de page, par exemple ;
  • réviser un chapitre à l’envers, en commençant par la dernière formule de votre fiche ;
  • et tant d’autres possibilités.

L’idée c’est d’habituer vos réflexes. Imaginez un joueur de tennis qui travaille, un jour le coup droit, un jour le revers, un jour la volée : c’est bien un temps, mais il va falloir aussi s’entraîner à réagir en mélangeant les genres.

Le calcul mental pour renforcer

Pour chaque formule, habituez-vous à prendre un exemple et à le traiter de tête :

  • pour une formule trigo, prenez x=\dfrac{\pi}{4} par exemple, et vérifiez bien que ça fait la même chose à gauche et à droite ;
  • pour une formule de dérivée style (u^2)'=2u u', prenez u=\dfrac{1}{x} par exemple :
  • etc.

Le calcul mental développe la mémoire immédiate et la capacité de concentration ; il aide à mémoriser une formule car il la met en situation.

L’évocation pour graver

Ce terme, employé par Antoine de la Garanderie, désigne la faculté naturelle de l’esprit à faire des associations.  Une formule que vous avez comprise, regardez-la bien, à quoi vous fait-elle penser ?

  • à un moment où votre enseignant vous l’a introduite ?
  • à une image ? (si f=C^{ste}, alors f'=0 : le 0 vous fait-il penser à un cerceau de cirque ? la C^{ste} vous fait-elle penser à un petit avion qui vole à vitesse constante ?
  • à une phrase bizarre ? ((\lambda u)'=\lambda u' vous fait penser à « urluberlu » ?)

L’imagination peut sembler futile, et pourtant elle est au cœur de notre pensée. On ne sait précisément sur quoi reposent les représentations intérieures que nous avons de chaque objet mathématique. Ne négligez pas l’imagination.

Lien entre fiches et exercices

Il peut être tout simplement intéressant, à côté de chaque formule, de noter les références des exercices où vous avez été amenés à l’appliquer. Et, inversement, à côté de chaque exercice, de noter le numéro de la fiche qui vous a aidé à le solutionner.

Le travail à deux

L’alternance entre travailler seul et travailler à plusieurs est salutaire. À deux, vous pouvez vous entraider à réviser les formules de vos fiches. Le fait de voir les fiches des autres peut aussi vous donner des idées pour les vôtres.

Réviser tout le temps

En phase intensive de révision, ne négligez pas le grand air, le vélo, les petites sorties. Mais… amenez vos fiches, ou quelques fiches, partout avec vous pendant cette période. Ressortez-les aux moments les plus inattendus et réviser pendant même un temps court. Ainsi vous associez les formules à des perceptions extérieures, et vous utilisez aussi le principe de l’effet cumulé (expression de l’auteur américain Darren Hardy) qui consiste à  bien voir la valeur des petites choses répétées très souvent.


Une interview plus généraliste dans Studyrama :

http://www.studyrama.com/revision-examen/reussir-son-bts/bien-reussir-l-epreuve-de-maths-au-bts-103295

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